Personnel: Mon après pandémie

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Encore à ce jour, j’ai du mal à comprendre toutes les émotions par lesquelles je suis passée dans les deux dernières années. Comme plusieurs, j’ai souvent l’impression de vivre une montagne russe. J’ai vécu du stress, de la peur, de l’anxiété, de la désillusion, de la rage, de la dépression et de l’exaspération. J’ai aussi vécu des grands bonheurs comme la naissance d’Anna. Mon p’tit bonheur entre deux vagues.

Pandémie & Grossesse

Lorsque tout a commencé, j’étais enceinte de 26 semaines de mon 3e et dernier bébé. J’avais le vent dans les voiles et le bonheur dans mon bedon. Les projets professionnels s’enchainaient et le compte en banque allait bien. On avait même réservé pour Paris (Quel projet qui me semble désormais tellement irréel). Tout s’est arrêté, le silence, puis les cris. Je me suis retrouvée avec 2 enfants à la maison. L’école à la maison, l’apocalypse à la télévision et les portes bien fermées pour n’y laisser entrer personne. Mon p’tit bonheur s’était transformé en noeud dans mon ventre.

Congé forcé, on sort le fond d’urgence!

On sort le fond d’urgence! Pas assez pauvre pour la PCU, trop riche pour un congé de maternité, mais définitivement un manque pour payer tous les comptes à la fin du mois. J’avais désormais moins de la moitié de mon salaire puisque je réalisais seulement des mandats de gestionnaire médias sociaux et de consultante marketing. La photographie était arrêtée. Mes contacts humains inexistants.

Feck, je me suis laissée pousser la bedaine jusqu’à 37,6 semaines. À me demander si j’allais donner naissance seule, si Anna n’allait que connaître un monde gris. Un monde masqué qui sent le désinfectant cheap. Encore aujourd’hui, j’ai du mal à envisager avec espoir le futur. Comme si l’arc-en-ciel et les «ça va bien aller» étaient devenus des «Ce monde là sera plus jamais ce qu’il était.».

Perdre des mandats en photographie

J’ai perdu des mandats. Le nombre d’entreprises qui ne pouvaient plus faire de photographies d’équipe sans masque. Le nombre de familles en confinement. Mes clients dans le domaine de la santé cernés jusqu’aux oreilles. Le petit dernier qui coule du nez. Il n’y a plus une semaine dont l’horaire ne change pas.

Je suis une travailleuse autonome chanceuse, je n’ai pas tout perdu. J’ai vu des collègues crouler sous les dettes, aller travailler en santé ou aider dans les écoles pour subvenir aux besoins de leur famille. Si je n’avais pas prise la décision de varier mes sources de revenu, je ne suis pas certaine que je pourrais en dire autant aujourd’hui. Comme si, sans le savoir, j’avais bien placé mes pions avant la pandémie.

Se relever avec un nouveau site Web

Un des projets qui me tenaient à coeur était la refonte de mon site Web. Un projet qui devait être fait beaucoup plus tôt, mais faute de budget et de travail à promouvoir, j’ai reporté. J’espère donc que vous savourez votre visite comme j’ai savouré sa création. Me donnant l’impression qu’il y a un après, après la noirceur et le vent froid.

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