Marketing et vente: «Croire en sa bullshit»

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Cette expression, je l’ai entendu souvent dans mes cours d’université. Souvent dites par des profs en veston qui aimaient projeter l’allure de gagner des millions. Cette expression, elle revenait sans cesse et semblait être incontournable pour pouvoir gagner sa vie lorsqu’on devait promouvoir ses services. En gros, celle-ci signifiait que si on croyait dans la «merde» que l’on vendait, on la vendrait. Si l’on était capable de convaincre avec des arguments de «merde» qui semblent véridiques, on vendait. Aussi drastique que ça. La «bullshit», vraiment la base de la vente?
Il est rare qu’on me rentre quelque chose dans le tête sans que je n’aie pas longuement analyser l’enjeu. Certains me trouveront trop coriace, d’autres simplement réfléchie. Le concept semblait avoir une base réaliste: Si j’ai confiance en mes arguments de vente, le client le ressentira et achètera. Toutefois, c’est le mot «bullshit» qui causait en moi un inconfort. Sommes-nous obligé de vendre de la «bullshit»? Comme si j’avais fait mes études dans le but unique de me forger une confiance en moi incroyable et surtout d’être capable de manipuler les gens avec des mots comme on le ferait avec une poupée. Je pense être une «bonne» vendeuse, mais pas parce que je suis une «bonne» vendeuse… Assez contradictoire comme affirmation hein!? Je crois être bonne vendeuse parce que je suis à l’écoute de mes clients, parce que je mets mon maximum d’effort dans mon travail et que pour moi la qualité est primordiale. Donc, les clients satisfaits de mon service achètent celui-ci. Il n’est pas question pour moi de vous faire acheter une photographie de mauvaise qualité en vous «bullshittant» des arguments de pourquoi vous devriez l’acheter. D’ailleurs, si la qualité était toujours la priorité, ne pourrions-nous pas remplacer le slogan par «Croire en sa qualité»? Il me semble que ça réglerait bien des problèmes!
Le domaine de la vente est remplit de «bullshiteux»… Une panoplie de gens qui ne croient pas du tout  en ce qu’ils vendent, mais qui somme toute veulent le vendre pour avoir une paie. Je me confesse, à une époque où je travaillais dans une entreprise de photo, je considère avoir vendu de la «bullshit». Non pas parce que je juge négativement l’entreprise, mais simplement parce que je ne croyais absolument pas dans le produit et dans les arguments que je devais vendre. En évoluant à titre de photographe indépendante, j’ai cru dès le départ en mon service. J’y crois d’ailleurs toujours et sachez que la journée ou j’aurai l’impression que mon travail sera devenue de la «bullshit»… Et bien, ce sera la dernière journée que je le ferai.
Donc, étudiants en marketing, vendeurs en herbe… Avant de penser uniquement qu’il s’agit d’une question de «bullshitter» vos clients pour vendre, étudiez la possibilité d’être passionné. Vous verrez, la passion est l’ennemie de la «bullshit». La passion, c’est ce qui vous permet de croire réellement en ce que vous faites.
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