Personnel: Le bonheur n’est pas une question de chance!

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Depuis que je suis en affaire, que mes affaires vont bien pourrais-je dire, je n’ai jamais entendu aussi souvent la phrase «Toi, tu es chanceuse!». Que ce soit de d’autres photographes, d’amis, de proches… D’un côté je comprends que c’est souvent dit maladroitement. Que la personne ne pense pas nécessairement que mon bonheur est un hasard, mais plus que je peux être fière de ce que je suis devenue. De l’autre, je ne peux m’empêcher de me dire qu’avoir su que c’était juste de la chance, j’aurais travaillé moins. Si on fait la lecture de la définition de la chance, voici ce qu’on peut trouver: «La chance est un concept qui exprime la réalisation d’un événement, bon ou mauvais, sans nécessairement qu’il y ait un lien de cause à effet entre le désir et sa réalisation, bonne ou mauvaise.»
Je ne me suis jamais considérée chanceuse ou non dans la vie. Travaillante, audacieuse et persévérante… Ça oui. Et je ne le dis pas par nombrilisme, mais parce que c’est vrai, que pour me rendre où j’en suis, j’en ai travaillé une bonne dose. Et là, attendez! Je ne dis pas que j’ai travaillé plus ou moins que d’autres, je ne dis pas ça pour me comparer, mais pas du tout. Plutôt que moi, personnellement, j’ai des rêves et des ambitions et que je mets tout en mon pouvoir pour les réaliser. Toutefois, si je me fit uniquement à cette définition de la chance, j’avais autant de chances de mener une bonne vie et une belle carrière que de gagner à la loterie. Ce que je trouverais faux considérant toutes les étapes que j’ai du franchir pour y arriver. Je ne fais pas pitié, je n’aime pas faire pitié et je ne veux pas faire pitié. Je ne me plains pas, je n’aime pas me plaindre et je ne veux pas que vous pensiez que je me plains. Alors, avant même de chercher des poux à cet article, prenez-le plutôt comme un coup de pouce de motivation. Ce coup de pouce qui vous fera axer votre réussite sur les efforts que vous y mettrez et non en attente que la chance sortie de nulle part vous aide. Cette chance, elle arrive parfois, en mettant sur votre chemin l’homme de votre vie ou encore en tombant par hasard sur le directeur général de l’employeur de vos rêves. La chance, c’est de rencontrer des personnes qui vous inspiront et vous accompagnerons. Amis et amours. La chance, toutefois, ce n’est jamais le fait de faire des efforts. À mon propos, j’en ai entendu des vertes et des pas mures depuis mes débuts. En gros, ça se résumerait à:
«Sarah, elle l’a eu facile. Un chum, un char, une maison, un enfant, un livre. Elle a travaillé dans un studio qui l’a formé, puis elle s’est équipé et tout a bien marché.»
C’est effectivement une manière bien simpliste de voir ma vie. C’est évident, c’est connu. Tout le monde qui travaille dans un studio et qui achète de l’équipement se retrouvera nécessairement photographe indépendant en couple habitant dans une maison avec un bébé. Voyez l’ironie! L’herbe est toujours plus verte chez le voisin, dit-on. Je me suis alors demandée, si on détaillait ces points, qu’est-ce qu’on pourrait bien y lire en réalité?
«Sarah, elle a passé son adolescence à se tourmenter parce qu’elle vivait ses émotions à l’extrême. Elle explosait de rage ou de larmes régulièrement, elle était pas facile à vivre pour elle, mais aussi son entourage qui ne savait plus comment l’accompagner. Peut-être son côté artistique trop développé ou son cerveau qui se préparait à bouillir d’idées! Elle a ensuite fait une demande dans un programme très contingenté (graphisme) pour être finalement refusée. Ça au même moment où sa famille se faisait évincer agressivement d’un logement où elle vivait avec sa famille depuis 17 ans, car le nouveau propriétaire voulait en faire un condo. Ah et elle du faire tuer son chien par le fait même comme le nouveau proprio n’en voulait pas et ceux des autres logements non plus. Car non, je ne venais pas d’une famille à 300 000$ par année qui pouvait s’offrir une grosse maison. On s’aimait et on se soutenait, c’était l’essentiel pour nous et ça l’ai encore aujourd’hui. À cette même époque (quelles années que je ne voudrais pas revivre), elle se faisait royalement niaiser par un garçon dans sa vie depuis 2 ans. Il aimait jouer avec ses sentiments comme on joue au yo-yo. Garçon, car il n’était clairement pas un homme à agir comme il le faisait. Elle avait tout pour foutre sa vie en l’air à ce moment. Puis, peut-être pouvons-nous parler de chance à cet instant précis, peu importe ce que c’était, elle jubilait, car elle reçu un appel du Cégep, car quelqu’un qui se désistait me permettait de m’inscrire au programme graphisme duquel j’étais sur la liste d’attente. Quelques mois plus tard, elle rencontrait l’homme de sa vie au travail entre deux poitrines de poulet au Scores. Endroit où elle a travaillé quelques temps avec l’homme qui lui faisait finalement croire au vrai amour. Celui qui ne consiste pas uniquement à donner des nouvelles à l’autre parce qu’on se sent seul. Sarah étudiait et faisait ses travaux de 40 à 50h par semaine en technique et elle travaillait à temps partiel de 12 à 15 heures par semaine à travers ça dans un studio de photographie. Pendant ses études, elle a utilisé sa carte de crédit pour acheter son tout premier appareil photo. L’équivalent de quoi? 2 mois de salaire? Puis, au lieu de sortir dans les bars et voir ses amies du secondaire, elle passait des soirées devant son ordinateur ou dans les livres pour réussir ses études. Ce qu’elle fut. À la fin de son Cégep, elle décida de réaliser un BAC en design graphique, en plus de travailler dans le domaine comme graphiste. Elle enchaîna encore une fois les heures de fous pour payer son BAC en totalité seule. Lâcha le graphisme et décida de faire uniquement de la photographie en terminant son BAC. BAC qu’elle termina une session en retard sur ses amies, parce qu’elle, elle avait du annuler des cours à la mi-session de sa dernière session pour digérer le suicide d’un proche et le cancer de sa mère… Et son auto perte totale, question d’ajouter une cerise sur le sunday! Elle avait plus d’énergie, elle se faisait bouffer par les études, le travail, la maladie et le deuil… Son couple y passa presque. Elle était épuisée. Vidée. Puis, le temps passa et laissa enfin place au soleil. Elle termina ses études alors que ses amies étaient toutes diplômées et se concentra ensuite sur la photographie. À coup de 70 heures par semaine. Sa carrière de rêve, celle qui la fait sourire à tous les jours de sa vie. Celle qui lui permet de rencontrer des gens formidables qui ont confiance en elle au point d’embarquer dans ses idées les plus folles. Celle qui lui permet de gagner un salaire qui lui permet de prendre des pauses en famille, collé sur le divan ou sur le bord d’un lac. Cette carrière qui fait de sa vie d’aujourd’hui un bonheur pur. Depuis, elle remercie la vie, jour après jour, de lui avoir fait rencontré un homme formidable qui lui a offert leur petite fille d’amour. Mais elle continue de faire beaucoup d’efforts pour préserver sa carrière et son bonheur. Fin de l’histoire»
Ça c’est mon histoire telle qu’on devrait la lire réellement. Elle n’est pas unique, pas différente de toutes les autres qui existent sur la terre. On a tous des moments difficiles, des moments de grâces. On a tous des coups de blues et des moments où le ciel est notre seule limite. Cependant, nous sommes les seuls acteurs de notre bonheur, de notre chance si je peux le dire ainsi. Vous pouvez passer votre vie à blâmer les autres, à les envier, mais tout part de soi. Si vous avez des buts, des ambitions ou des projets… Réalisez-les! Vous êtes le seul à pouvoir faire de vos rêves une réalité. J’espère de tout coeur que cet article vous fera oublier la chance et redoubler d’efforts pour votre parcours, c’est plus payant et tellement plus gratifiant! :o)
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