Personnel: Seule

Sarah Tailleur Photographe
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Qu’est-ce qui fait le plus mal? On ne parle pas de douleur physique, mais bien de tous les tracas qu’on peut se créer. Qu’est-ce qui dérange le plus? Ne plus avoir de nouvelles ou bien de savoir que quelqu’un préfère ignorer notre existence? Dans le premier cas, on peut encore vivre d’espoir. L’espoir permet d’apaiser le mal, de se laisser bercer dans nos tourments les plus profonds en croyant que tout ira bien. L’espoir, c’est penser que l’autre va bien, qu’il fait sa vie, ailleurs tout simplement. Toutefois, dans le deuxième cas, c’est tout un amalgame de sentiments qui se dressent contre nous. De la haine, de la colère, de la tristesse et de la déception. Tout ça, contre nous, uniquement pour le mal qui englobera notre esprit. Ignorer, c’est n’avoir rien d’autre à offrir qu’un silence. Le silence fait mal, car il laisse présager le pire. Le silence est un échec, disons-le.
Le passé est mon tourment, cet avare garde avec lui de précieux moments. Des moments impossibles à ramener, à recréer. Des moments qu’on oublie à moitié ou qu’on se rappel à moitié. Des personnes qui ne sont plus là pour nous supporter dans nos projets les plus fous. Ces personnes qui nous comprenaient d’un simple regard, d’un simple mouvement, d’une simple larme. Certaines ont décidés de faire leur chemin indépendant du nôtre. D’autres nous ont laissés un souvenir amère parce qu’elles préférait la froideur de la mort à la lourdeur de la vie. Que ce soit ces corps ailleurs ou bien ces âmes tristes qui vaguent maintenant à quelque part entre ciel et terre, certains me manquent terriblement. Le comble de la confusion est lorsque nous recroisons quelqu’un qui nous a marqué. En rêve, en pensée ou pire, en réalité. On ne sait comment réagir, peut-on faire comme si on avait laissé les chemins où on les a laissés s’effacer? Doit-on faire comme si nos vies ne s’étaient jamais fusionnées? Peut-on se faire croire qu’un jour on pourra passer par dessus le fait que malgré tout, nous sommes seul.
Je sais, ma nostalgie est lourde. Mais qui a dit qu’une artiste était simple et sans émotion. Du moins, vous ne pourrez pas dire que je ne suis pas humaine. Merci une fois de plus, de me permettre un journal intime ouvert. Vous me faites du bien.
Sarah Tailleur Photographe
 

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