Photographe: Être l’inspiration

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Bon, mon titre peut paraître plutôt snob, si vous saviez à quel point je ne le suis pas. Je ne crois vraiment pas être l’inspiration de tous les photographes, pas plus que de la majorité d’entre eux. Toutefois, je sais que pour certains étudiants en photographie, photographes amateurs, peut-être même quelques professionnels, je peux avoir une carrière qui donne envie. J’ai moi-même des inspirations, des photographes que j’adule et que j’affectionne particulièrement. Des modèles de vie qui me font rêver. Dans la vie, on a tous des inspirations, peu importe notre vie professionnelle, nos études ou notre âge et c’est tout à fait normal. Avoir des inspirations, c’est ce qui nous permet de viser toujours plus haut.
Dans le sens inverse, être l’inspiration de gens, ça fait chaud au coeur, mais ça secoue aussi. On se dit qu’on doit performer et être toujours à la hauteur. Que les gens ont des attentes par rapport à nous et qu’on leur doit le maximum en guise de remerciement. Se surpasser devient donc un mode de vie. C’est parfois difficile, on doit pédaler, toujours inventer de nouvelles idées, promouvoir son travail en ayant en tête d’innover. Parfois, je doute, je me questionne. Parce qu’être l’inspiration, c’est parfois aussi avoir l’impression que certains choisissent de suivre ma route plutôt que de créer la leur. Et ça, ça demande un détachement incroyable pour ne pas se mettre à paniquer. De se raisonner et se dire que l’expérience acquise ne peut m’être volée, que même si je suis plagiée, je garderai toujours ma personnalité et mon approche à moi. Que si je continue d’innover, je m’en sortirai toujours.
Avec un bébé et des comptes à payer, je dois parfois respirer bien profondément si je ne veux pas que mes pensées s’emballent. Je me demande toujours si je me distingue des concurrents et surtout continuerai de le faire, si j’aurai du boulot dans 2 ans, si je saurai me renouveler régulièrement comme je l’ai fait dans les premières années de vie de mon entreprise ou encore si je pourrai vivre de la photographie jusqu’à la fin de mes jours. La peur de redescendre aussi rapidement qu’on est monté. Cet article, je l’écris pour mettre mes idées en mots, mais aussi pour répondre à ceux que j’inspire et qui m’écrivent parfois «j’aimerais être comme toi et ne pas être stressé professionnellement pour mon futur dans le domaine». Je leur répondrai simplement, après cette lecture, croyez-vous que la nervosité tombe un jour dans une carrière de travailleur autonome? 😉
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