Photographe: La liberté de ma non-liberté

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Aujourd’hui, j’ai eut une séance photo à l’extérieur où je devais me déplacer près du Centre-Ville de Québec, au Vieux-Port plus précisément. La température était parfaite, du soleil sans qu’il ne fasses trop chaud. Mon travail de photographe était simplement de vivre un petit moment de bonheur avec une famille constituée de 2 parents et d’un petit Léo de 6 mois. Jusqu’à quel point mon travail est un travail? Une légère brise dans les cheveux qui chatouille mes tempes, ma nuque qui reçoit quelques gouttelettes d’eau de la fontaine à proximité et le doux soleil qui réchauffe mon visage. Quand mon travail est de partager un bout de vacances de mes clients, c’est tellement moins un travail!
Lorsque j’ai terminé la séance, il était environ 16h45. L’heure du trafic! Travaillant à la maison depuis bientôt 1 an, je ne me souvenais plus combien c’était pénible d’attendre dans une voiture en voulant rentrer à la maison. En ayant hâte de serrer son copain dans ses bras, de lui raconter sa journée. J’ai même réalisé que je serais probablement aucunement capable de retourner un jour sur le marché du travail. Je ne pourrais envisager un jour de devoir retourner faire du 9 à 5 dans une tour à bureau. J’espère ne pas avoir à le faire et pouvoir vivre longtemps de passion. Ce périple dans le trafic me rappelait donc des souvenirs de ma vie de fonctionnaire. Et au delà de ça, j’ai compris que mon ancienne vie ne me manque pas. Oui, je travaille plus. Oui, j’ai plus de responsabilités. Oui, je travaille la fin de semaine et le soir. Mais surtout, oui je suis heureuse d’être passionnée et de pouvoir convenir de ma vie.
Ma non-liberté, causée par toutes mes responsabilités, m’amène de plus en plus à me sentir libre. Est-ce ça la beauté d’un non-sens?

 
 

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