Personnel: Un destin si fragile

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Ce matin, mon auto faisait un bruit de vieille casserole… Au garage! Il fait beau, je suis avec mon copain, la vie est belle. On parle de sujet sans importance, je chante au son de la radio et lui ne trouve pas mes talents particulièrement intéressants. Une fois au garage, nous sommes dans la salle d’attente… Je cherche à tout prix le journal le Soleil pour voir mes photos qui sont dedans. Je tombe finalement sur un exemplaire du journal de Québec et c’est une toute autre nouvelle que j’y apprend. La mort.
Je tourne les pages une à une pour voir si une de mes photos y est aussi… Des fois que le journal en aurait aussi utilisé une… Rien, je suis maintenant à la section nécrologique. Je regarde rapidement les photos sans y accorder vraiment d’importance et mon regard se gèle soudain sur un visage connu. Je le montre à mon conjoint pour être certaine que c’est bien lui. Je ne le réalises pas. Quelqu’un qu’on a déjà fréquenté en chair et en os par l’entremise d’amis. Une connaissance, un client mais aussi un père et un conjoint. Je suis sous le choc… On ne peut enlever un amour à une femme, on ne peut enlever un père à un bébé. Ça ne se fait pas! Je ne comprends pas. Cet homme, il était venu me voir avec sa conjointe lorsqu’elle était enceinte. Ils étaient heureux, ils étaient amoureux…
De retour dans la voiture, plus un mot. Il n’y a plus de musique, plus de vent, plus de soleil. Je fixe le vide sans me demander où je vais, sans regarder à combien je roule. Je conduis sans réellement voir la route, je suis dans ma tête. Le silence règne, tout deux perdus dans nos pensées…
Patricia, je pense sincèrement beaucoup à toi. On s’est croisé que très peu souvent, mais sache que tu habites la totalité de mes pensées aujourd’hui. Je pourrais te dire d’être forte, mais je n’y croirais pas. Je préfère te dire de t’accorder un moment de faiblesse. Tu n’as pas à être forte tout de suite. Prends ton temps, pleure, hurle si il le faut… Tu pourras ensuite mieux te relever pour ton fils. Je ne trouve pas les mots pour te consoler, car il n’y en a aucun. Je vais simplement te dire ceux qui sont les plus sincères, les plus vrais… Je pense à vous, je pense à ton homme… J’espère que le futur pourra t’accorder une tonne de bonheur, mais pour l’instant prends soin de toi. Mes sincères condoléances.

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